La décision d’Emmanuel et Brigitte Macron de saisir la justice américaine, plutôt que la justice française, traduit d’abord la volonté de frapper Owens sur son propre terrain, là où l’impact des rumeurs a été le plus important. Leur plainte, longue de 218 pages, énumère pas moins de 22 chefs d’accusation : diffamation, atteinte à la vie privée, “false light” (présentation trompeuse) ou encore exploitation médiatique à des fins de notoriété.

Ils réclament la tenue d’un procès devant jury ainsi que des dommages et intérêts, dont le montant sera déterminé ultérieurement. Mais au-delà de l’argent, le couple Macron souhaite passer un message, celui de rétablir la vérité face aux fausses rumeurs circulant sur les réseaux sociaux. En effet, dans un monde où les fausses informations circulent plus vite que les faits vérifiés, cette affaire met en lumière le rôle et la responsabilité des influenceurs et des plateformes numériques. Emmanuel et Brigitte Macron veulent rappeler qu’il est possible, et nécessaire, de défendre sa dignité face à la désinformation. En agissant ainsi, ils espèrent servir d’exemple et protéger d’autres victimes de rumeurs injustes et montrer que même sur internet, la vérité a encore de la valeur.