Le locataire, lui, multiplie les recours : report du procès, appel après un jugement défavorable, et obtention d’un sursis à expulsion par le sous-préfet. Pendant ce temps, les octogénaires doivent quitter leur logement en Espagne et s’installer chez leur fils, faute de moyens. Un « sitting » est alors organisé devant la maison début juillet. Ce jour-là, la maman fait un malaise cardiaque : « J’ai cru qu’elle mourait dans mes bras », raconte sa fille. Une seconde mobilisation a lieu le 7 juillet devant la mairie, avec des slogans dénonçant la situation.
Trois jours plus tard, le locataire finit par rendre les clés. Un soulagement pour la famille, même si la colère est encore très présente chez la famille, qui en veut notamment à la justice.
Les régions les plus concernées par de telles affaires sont l’Île-de-France, les Hauts-de-France, la Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Occitanie. Elles concentrant environ 80 % des signalements.
