Dans une séquence marathon, l’homme politique a répété son objectif : trouver 44 milliards d’euros d’économies d’ici 2026. La comparaison qu’il affectionne revient à chaque prise de parole : celle d’un bateau qui prend l’eau. “Cela fait cinquante ans que notre pays n’a pas présenté de budget équilibré”, a-t-il rappelé, mettant en garde contre une dette publique qui atteint désormais 3 350 milliards d’euros.

Au Medef, à la foire agricole de Châlons ou encore au JT de TF1, François Bayrou a insisté sur l’urgence : “Si le gouvernement tombe, cela veut dire qu’on changera de politique pour une ligne laxiste.” À une semaine du vote de confiance prévu le 8 septembre à l’Assemblée nationale, chaque mot est pesé, chaque geste surveillé. Mais un détail venu de Pau, où il est toujours maire, est venu brouiller son discours.

Un bureau “en ruine” pointé du doigt

La révélation vient de Mediapart et a aussitôt fait boule de neige : un arrêté municipal daté du 28 juillet autorise la rénovation du bureau du maire de Pau pour un montant estimé à 40 000 euros. Retrait du sol stratifié, restauration du parquet ancien, enduit à la chaux, changement des luminaires… rien d’ostentatoire, mais une addition qui choque dans un contexte d’austérité revendiquée.

À gauche, certains n’ont pas manqué d’épingler cette dépense. François Ruffin, député de la Somme, a dénoncé sur X “ces grands messieurs qui prônent l’austérité pour les salariés et les retraités“ tout en dépensant “40 000 euros pour leur bureau”.

Suite à la page suivante