Pour ses proches, cette affaire est symptomatique du climat politique explosif qui entoure le chef du gouvernement. Entre critiques de l’opposition, scepticisme de ses propres alliés et colère sociale grandissante, chaque décision est scrutée, disséquée, instrumentalisée. François Bayrou en est conscient.

Dans ses interventions télévisées, il a rappelé que la suppression de deux jours fériés, l’une des mesures phares de son plan d’économies, reste “discutable et amendable“. Preuve qu’il cherche à garder une marge de manœuvre. Mais sur la rénovation de son bureau, il ne compte pas céder : pour lui, il ne s’agit ni d’un luxe ni d’un privilège, mais simplement de mettre aux normes un espace de travail “laissé à l’abandon depuis trois décennies”.