L’appel du Luxembourg concerne donc directement les travailleurs frontaliers, dont les Français représentent une part de plus en plus importante. Alors que les Allemands et les Belges sont de moins en moins nombreux à faire le déplacement, les Français, eux, sont toujours plus nombreux à s’expatrier chaque jour. Et pour cause : l’écart de salaire reste important avec la France. Ce qui rend le pays particulièrement attractif pour les frontaliers de l’Est. Une dynamique qui n’est pas sans conséquences sur les infrastructures, puisque de nombreux salariés doivent affronter de longs bouchons chaque matin pour rejoindre leur poste.

Du côté des entreprises, le problème s’aggrave à mesure que certains métiers deviennent difficiles à pourvoir. En plus de la pénurie de profils qualifiés, certains secteurs souffrent d’un manque d’attractivité en raison des horaires contraignants.

C’est particulièrement le cas dans l’hôtellerie et la restauration. D’autres, comme la finance, l’IT ou la mécanique, peinent à trouver des candidats déjà formés. La difficulté est autant liée aux conditions de travail qu’au vivier de compétences disponibles. Et les projections pour les prochaines années n’ont rien de rassurant.

Le défi colossal de trouver des travailleurs

Les autorités luxembourgeoises sont formelles : d’ici à 2035, il faudra remplacer près de 250 000 départs à la retraite. Et à l’horizon 2040, 400 000 nouveaux emplois devront être créés pour maintenir le dynamisme économique du pays. Cela signifie que le besoin en travailleurs, notamment étrangers et frontaliers, va continuer de croître. Problème : l’immobilier devient un frein majeur à cette dynamique. Les prix atteignent des sommets au Luxembourg. Ce qui rend l’installation sur place difficile, voire impossible pour les revenus moyens.