Pascal, à bout, demanda d’une voix rauque : « Et toi, qui es-tu ? »
Le garçon s’éclaircit la gorge. « Je m’appelle Leo Vance. J’ai… j’ai aidé à élever ma petite sœur. Je sais comment l’apaiser. Si vous me laissez essayer. »
Pascal hésita. L’instinct du milliardaire hurlait : contrôle, protège, ne fais confiance à personne. Mais les pleurs de Lily le transperçaient comme des couteaux. Lentement, il acquiesça.
Leo s’avança, tendit les bras et murmura : « Chut, petite. » Il la berça doucement, fredonnant un air léger comme une brise. En quelques instants, l’impensable se produisit : les sanglots de Lily s’apaisèrent, ses petites mains se détendirent et sa respiration retrouva un rythme régulier, presque endormi.
La cabine se figea dans le silence. Tous les regards étaient braqués sur le garçon qui tenait le bébé du milliardaire comme s’il s’agissait du sien.
Pour la première fois depuis des heures, Pascal respira. Et pour la première fois depuis des années, quelque chose se remit à bouger en lui.
L’espoir.
Pascal se pencha, la voix basse mais pressée. « Comment as-tu fait ? »
Leo haussa les épaules, un mince sourire aux lèvres. « Parfois, les bébés n’ont pas besoin d’être “réparés”. Ils ont juste besoin de se sentir en sécurité. »
Pascal détailla le garçon. Ses vêtements, ses gestes, la façon dont il serrait ce sac à dos usé — tout parlait de difficultés. Mais ses mots portaient une sagesse bien au-delà de son âge.
Alors que l’avion retrouvait son calme, Pascal invita Leo à s’asseoir à côté de lui. Ils parlèrent à voix basse pendant que Lily dormait entre eux. Peu à peu, l’histoire de Leo se déplia.
Suite à la page suivante
