L’absence du corps de Delphine est la grande faiblesse du dossier. Sans dépouille, impossible d’établir avec certitude la cause de la mort ni la scène exacte des faits. La défense s’appuie sur ce vide pour plaider l’insuffisance des preuves.
Pourtant, les enquêteurs et le parquet insistent : les indices convergent. Le directeur d’enquête a affirmé que tout mène à Cédric Jubillar :
un mobile lié à une séparation conflictuelle,
une opportunité temporelle (Delphine disparaît pendant que les enfants dormaient),
des incohérences relevées dans ses déclarations.
La cour a aussi entendu les deux jeunes gendarmes qui ont procédé aux premières constatations. Leur relative inexpérience a été pointée par la défense, qui y voit une source potentielle d’erreurs. Mais pour l’accusation, malgré ces failles, l’ensemble des éléments tisse un faisceau d’indices suffisant.
Un procès lourd de symboles (6/6)
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