Cette réalité sociale nourrit de nombreux débats. Aritz Durán, étudiant, résume la frustration d’une partie de sa génération : « Ils te demandent 500 euros pour un petit taudis, et en plus, tu dois partager un appartement avec sept personnes. » Le manque de logements abordables, l’instabilité professionnelle et la difficulté de progresser dans sa carrière constituent autant de raisons de partir.

D’autres témoignages renforcent cette perception. Carlos, 32 ans, entrepreneur, confie : « En Espagne, ceux qui font des efforts et prennent des risques ne sont pas récompensés, c’est pourquoi les jeunes finissent par se résigner. » Pour lui, l’expatriation est aussi un acte de rupture avec un système qui décourage l’initiative.

Le vrai visage de la vie en Suisse

Suite à la page suivante