Pour faire la différence, les magistrats s’appuient alors sur des éléments matériels comme les circonstances de commission des faits, la nature des violences (avec ou sans arme), les zones du corps visées (vitales ou non), etc. Les propos de Florian M. dans son réquisitoire définitif n’ont pas convaincu le parquet.

Le policier connaissait les conséquences de son tir (7/10)

Il est indiqué que le policier « n’a pas hésité à faire usage d’une arme dont il connaissait parfaitement la portée dangereuse, voire létale » et ce « à très faible distance ». Il note qu’« un tir à travers le pare-brise exposait nécessairement les parties vitales du corps de la victime, de sorte que le policier, par ce tir, ne pouvait ignorer qu’il exposait Nahel à la mort ».

Un comportement non justifié (8/10)

Il note aussi que « si l’objectif de Florian M. était exclusivement d’empêcher le conducteur de redémarrer, il lui était possible de tirer sur le capot ou les pneus du véhicule ». En revanche, le parquet a reconnu « le comportement particulièrement dangereux » de Nahel lors de la course-poursuite qui a précédé.

Un mauvais jugement (9/10)

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