S’agissant du camp présidentiel, les sondages donnent le parti d’Emmanuel Macron troisième aux élections législatives, derrière le Rassemblement national et le Nouveau Front populaire. «Le Président a commis deux erreurs : la dissolution de l’Assemblée nationale et une campagne électorale très courte pendant laquelle sa majorité n’a pas grand-chose à proposer pour convaincre. Franchement, qui a retenu quelque chose des conférences de presse d’Emmanuel Macron et de Gabriel Attal ?», analyse Vincent Tiberj.

La tâche est aussi ardue pour le Nouveau Front populaire dont le programme peine à convaincre tant il pourrait être coûteux : «Personne n’a le temps de l’analyser, ce qui déclenche des réactions épidermiques de certains économistes sur les plateaux de télévision», considère Vincent Tiberj. Et c’est sans compter les renoncements du RN, notamment sur le retour de l’âge légal du départ à la retraite à 62 ans suivant l’état des finances publiques… Mais ce revirement ne devrait pas pour autant sanctionner le parti de Jordan Bardella selon le politologue. «De toute façon, la crédibilité économique du gouvernement en place est attaquée, souligne Vincent Tiberj. En rappelant l’état des finances publiques, le RN fait preuve de lucidité qui peut convaincre. Et à ce stade de la campagne, je ne crois pas que les renoncements du RN leur fassent perdre des voix.»

Ainsi, il y a de fortes chances que le second tour des législatives anticipées oppose des candidats du RN à ceux du Nouveau Front populaire dans une majorité de circonscriptions… Sans exclure pour autant l’hypothèse d’une triangulaire par endroits, là où le camp présidentiel est le mieux soutenu.

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