Pour les propriétaires français confrontés à un squat, les démarches restent plus lourdes. Il est conseillé de saisir un avocat, de solliciter un commissaire de justice et de constituer un dossier solide comprenant preuves de propriété, factures et dépôt de plainte. En France, pénétrer dans un logement sans droit ni titre peut entraîner jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. Mais dans la pratique, les procédures judiciaires allongent considérablement les délais de récupération des biens.

Un modèle suisse inspirant mais controversé

Si la ligne dure helvétique fait figure d’exemple d’efficacité, elle interroge aussi par sa sévérité, notamment en matière de respect des droits fondamentaux des personnes expulsées. Reste qu’en matière de protection des propriétaires, la Suisse apparaît aujourd’hui comme l’un des pays les plus intransigeants d’Europe, limitant considérablement la prolifération des squats.