Contrairement aux médicaments, les compléments alimentaires ne sont pas destinés à soigner ou prévenir une pathologie et se limitent à soutenir des processus physiologiques. Ainsi, un médicament peut affirmer soigner l’insomnie, un complément peut uniquement dire qu’il rééquilibre le sommeil. Par ailleurs, d’un fabricant à un autre, les dosages en plantes peuvent varier. Heureusement, la législation concernant les compléments alimentaires est de plus en plus stricte. Ceux vendus en pharmacie sont généralement fabriqués et contrôlés selon les mêmes normes que les médicaments à base de plantes.
Une plante peut-elle avoir le statut de médicament ?
Oui. L’Agence européenne du médicament a reconnu une liste d’environ 200 plantes qui disposent d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) spécifique, dite traditionnelle. Ces AMM reposent sur l’usage ancestral de la plante et en certifient l’efficacité et l’innocuité, à une posologie précise et dans une liste d’indications déterminées. Un grand nombre de plantes, comme le millepertuis ou l’huile essentielle de menthe par exemple, disposent même d’un niveau d’AMM supérieur, dit « A usage médical bien établi ». Ces plantes ont fait l’objet d’études scientifiques plus poussées, avec des preuves cliniques avérées. Enfin, il existe également un statut d’AMM pleine et entière concernant des spécialités pharmaceutiques particulières, équivalent à un médicament d’origine chimique.
