La thèse de la fuite était loin de convaincre le procureur de Toulouse de l’époque, Dominique Alzeari. Ce dernier pensait qu’elle ne correspondait pas au récit. “C’est une disparition inquiétante, qui ne saurait être considérée comme volontaire”, avait-il confié lors d’une conférence de presse en juin 2021. Avant de poursuivre : “Ce n’est pas normal qu’une mère de famille de deux enfants disparaisse en pleine nuit dans un petit village […] C’est une personne qui va partir, si l’on croit ce qui nous est dit, avec un téléphone sans chargeur, sans son sac à main, ses lunettes ou les clés de son véhicule”. D’après des expertises psychiatriques, tout convergerait vers Cédric Jubillar.

En effet, ce dernier aurait mal digéré le fait que sa femme ait en projet de refaire sa vie avec son amant, décrit comme un pervers narcissique. Une situation qui l’aurait poussé à commettre un acte impardonnable. Une thèse appuyée par des proches qui affirment avoir remarqué un changement de comportement chez le mari après la disparition de Delphine Jubillar. Sans oublier le témoignage d’une certaine Justine qui déclare avoir reçu des confidences de la part de l’artisan plaquiste. “Il m’a dit qu’il ne restait que les os et que rien ne pouvait le relier à lui comme étant l’auteur du meurtre de sa femme”, avait-elle confié aux enquêteurs. Pour le moment, Cédric Jubillar est présumé innocent.