Rachida Dati n’a visiblement pas laissé Anne Hidalgo indifférente. La maire de Paris a immédiatement répondu aux accusations de son opposante en dénonçant une méthode politique usée. « Ces arguments ne passent plus. Le “tous pourris”, ne passe plus », a-t-elle déclaré, reprochant à la ministre proche de Nicolas Sarkozy de vouloir détourner l’attention de ses propres ennuis judiciaires. Elle a rappelé que les frais de représentation servent à garantir l’indépendance financière des élus. Puis, avec une pointe d’ironie, elle a ajouté : « Je vous mets au défi, Madame Dati, vu vos revenus déclarés, de vivre avec l’indemnité de 4 900 euros net après impôt de la maire de Paris. »
L’échange ne s’est pas arrêté là. Anne Hidalgo a enchaîné en évoquant directement les soupçons pesant sur son adversaire. « Oui, Madame Dati, il vaut mieux vivre avec ce que la loi prévoit pour faire fonctionner la démocratie que d’aller chercher du côté des intérêts privés avec les risques de corruption. Puisque vous allez être jugée pour corruption en septembre 2026. » Une sortie frontale qui a enflammé la séance et confirmé la tension croissante entre les deux femmes politiques.
