Né à Sedan dans les Ardennes, il passe une partie de son enfance au Cameroun, pays d’origine de son père, Zacharie Noah. Mais à l’âge de 12 ans, le destin le ramène en France pour poursuivre sa carrière sportive. C’est alors qu’il découvre la violence du racisme et du bizutage. Avec émotion, il raconte : « J’étais devenu ‘black’. Mon premier surnom, ça a été ‘Bamboula’. »
Dans l’émission La face Katché, il évoque une humiliation qui l’a profondément marqué : « J’étais le plus petit, je ne pouvais pas lutter. Six garçons me tenaient, j’avais 12 ans, pas un poil sur la bi**, et ils m’ont vidé un tube de dentifrice dessus. C’était très difficile. » Ces épreuves, vécues dans la solitude, ont forgé son caractère. Au lieu de sombrer, il a choisi de transformer cette douleur en énergie sur les courts : « Tant que je n’avais pas gagné, je fermais ma gueule. Ma raquette allait être ma réponse. »
Un album en hommage à sa mère
La musique occupe une place centrale dans sa vie. En 2022, Yannick Noah publie l’album La Marfée, un projet intimement lié à son histoire familiale. Ce titre fait référence à une forêt entre Sedan et Charleville-Mézières, berceau de sa mère, Marie-Claire. À travers ses chansons, il rend hommage à cette figure maternelle discrète mais déterminante, qui a toujours cru en lui et l’a accompagné dans ses choix malgré les préjugés.
Un mariage controversé mais un amour plus fort que tout
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