Le bail était au nom d’Henri Proglio, ancien PDG de Veolia et d’EDF, proche de la ministre. D’après les informations publiées par Libération, c’est lui qui aurait pris en charge les frais, y compris après la nomination de Rachida Dati au ministère de la Culture en janvier 2024. Le logement aurait ainsi été occupé jusqu’à l’été 2023 par la ministre et sa fille.

Cette situation soulève des questions sur la transparence et l’usage des logements dans la sphère publique. Bien que ce type d’avantage ne soit pas soumis à déclaration obligatoire auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, le fait qu’il ait été occupé gratuitement pendant plusieurs années dans un contexte de crise du logement à Paris a provoqué des réactions critiques. Aucun cadre légal n’interdit ce type d’arrangement, mais sa légitimité fait débat, d’autant plus pour une ministre dont le patrimoine avoisine les 2 millions d’euros.

Rachida Dati : “J’habite là où je me présente”, son appartement personnel dans le 7e arrondissement de Paris

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