Au cœur de la réforme prônée par Wauquiez se trouve un principe simple : le RSA ne doit plus être sans contrepartie. « On ne peut pas continuer à payer des gens à rester chez eux », martèle-t-il, tout en rappelant que des centaines de milliers d’emplois restent vacants. Il évoque notamment les 500 000 postes non pourvus dans des secteurs comme l’aide à domicile, l’hôtellerie-restauration, la logistique ou encore les services à la personne.
Selon lui, ces métiers doivent être remis au cœur de la société du travail. Il propose donc d’instaurer une obligation d’activité hebdomadaire — formation, emploi, ou mission d’intérêt collectif — pour conserver le RSA. Ce « contrat de réciprocité » incarnerait, selon lui, un équilibre juste entre droits et devoirs.
Dans la continuité de cette réforme, Laurent Wauquiez veut aller plus loin en proposant une refonte complète du modèle social français. Il plaide pour une fusion des multiples aides existantes — RSA, allocation logement, prime d’activité, aides diverses — en une allocation unique plafonnée à 70 % du SMIC.
L’objectif affiché : simplifier le système, éviter les cumuls, et supprimer les « trappes à inactivité » qui découragent le retour à l’emploi. En rationalisant le dispositif, il espère également réaliser des économies substantielles et redonner une cohérence à la politique sociale. Pour lui, la solidarité doit rester un pilier, mais elle ne peut plus être synonyme de dépendance à long terme.
Un message politique adressé à la droite
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