Une décision qui repose d’abord sur l’évaluation de la Haute Autorité de santé, qui classe leur «service médical rendu» comme faible. En clair, leur utilité clinique est jugée insuffisante pour justifier d’une prise en charge totale. Pour les patients, cela risque de se traduire par de nouvelles dépenses, et parfois importantes. D’autant que les complémentaires santé ne couvrent généralement pas ces médicaments. Seuls certains contrats prévoyant un «forfait pharmacie» pourront limiter la facture.

Une mesure budgétaire à 90 millions d’euros par an

Le gouvernement cherche à réduire le déficit de l’Assurance maladie, avec un objectif d’économies de 5,5 milliards d’euros pour 2026. Selon un rapport conjoint de l’Inspection générale des affaires sociales et de l’Inspection générale des finances, cité par Le Parisien, la fin du remboursement intégral de ces médicaments pour les patients en ALD permettrait de dégager 90 millions d’euros chaque année. Le décret ne s’arrête pas là. Il prévoit aussi un changement pour les cures thermales : les soins des patients en ALD, auparavant pris en charge à 100% ne le seront plus qu’à 65%, soit le même niveau que pour les autres assurés. Une économie supplémentaire estimée à 25 millions d’euros.

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