devant la cour d’assises pour meurtre, suivant les réquisitions du parquet de Nanterre formulées au mois de mars. Cette décision s’appuyait sur plusieurs éléments du dossier, notamment les images vidéo et les témoignages, qui, selon la justice, ne démontrent pas que le policier se trouvait dans une situation de légitime défense. « Rien ne démontre que Florian M. était autorisé dans la circonstance à faire usage de son arme, en méconnaissance des principes de proportionnalité et d’absolue nécessité », peut-on lire dans l’ordonnance consultée par l’AFP.
De son côté, la défense du policier, représentée par Me Laurent-Franck Liénard, maintient que le tir était « légitime » et conforme au cadre légal prévu pour les agents des forces de l’ordre. L’avocat insiste sur le fait que Florian M. aurait agi dans un contexte de danger imminent, estimant que son client n’a fait qu’appliquer les consignes de sécurité et de maintien de l’ordre en vigueur. L’audience d’appel devait permettre d’examiner ces arguments avant toute confirmation du renvoi devant la cour d’assises.
À noter que le second policier présent lors du contrôle, initialement mis en examen pour complicité de meurtre, a finalement bénéficié d’un non-lieu. Sa situation judiciaire est donc close, contrairement à celle de son collègue, qui reste au cœur de la procédure.
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