Depuis le 29 mai, la ville de Palma, capitale de Majorque, applique de nouvelles règles très strictes. Objectif : endiguer le « surtourisme », dont les effets nuisent au quotidien des habitants comme au bon fonctionnement du commerce local. L’une des mesures phares vise directement la vente à la sauvette sur les plages. La zone concernée s’étend du quartier de Can Pere Antoni jusqu’à Arenal, une portion du littoral très fréquentée par les vacanciers. Dans cette bande côtière, les achats auprès de vendeurs ambulants sont désormais formellement interdits. Lunettes de soleil, sacs de plage ou tout autre objet proposé à la va-vite pourraient bien être synonymes d’amendes salées.

Les touristes dans le viseur de la réglementation

Acheter un simple accessoire auprès d’un marchand de plage peut vous exposer à une sanction comprise entre 450 et 750 euros. Une somme considérable, souvent à régler sur place, qui prend de nombreux visiteurs au dépourvu. Les autorités locales n’ont pas mis en place cette règle par hasard : elles entendent responsabiliser les vacanciers et les pousser à soutenir les commerces officiels. Quant aux vendeurs eux-mêmes, ils encourent une pénalité encore plus sévère : de 750 à 1 500 euros, selon les termes de l’article 63.3 du nouveau règlement municipal. Cette mesure est le fruit d’un débat local intense, relayé par la presse majorquine comme Diario de Mallorca, et soutenue par une majorité d’habitants lassés des nuisances engendrées par le commerce illégal.

Une tolérance zéro assumée par les autorités

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