Jackie Berger n’était pas une star de plateau télé. Elle ne courait ni après les interviews, ni après la notoriété. Pourtant, sa voix était omniprésente dans les années Club Dorothée. Elle doublait Arnold dans Arnold et Willy, Esteban dans Les Mystérieuses Cités d’or, Ricky dans Ricky ou la belle vie, ou encore Jeanne dans Jeanne et Serge. Des voix de garçons, souvent, qu’elle incarnait avec un naturel déconcertant. Sa palette était immense. Dans les films en prise de vues réelles, elle avait aussi prêté sa voix à Demi-Lune (Indiana Jones et le Temple maudit), Danny (Shining) ou encore Sam dans Love Actually. Autant de personnages que le public français entendait à travers elle, sans jamais poser de visage sur ce talent discret.

Dorothée lui a rendu hommage sur X (anciennement Twitter), en retraçant la longue liste de ses doublages. Une façon de dire à quel point son amie comptait, et combien elle avait marqué l’univers du Club. Car Jackie, c’était ça : une présence rassurante, bienveillante, toujours là en fond sonore, sans jamais chercher à s’imposer.

Toute une génération en deuil

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