Dans son témoignage, cette femme décrit une réalité discrète mais douloureuse : vivre ensemble sans vraiment partager sa vie. Les conversations s’espacent, les gestes d’affection se raréfient, les soirées se passent côte à côte, mais dans l’indifférence.

Petit à petit, le couple devient une cohabitation entre deux solitudes. Le canapé, autrefois témoin de confidences et de rires, n’est plus qu’un symbole d’éloignement. Ce n’est pas l’absence physique qui fait mal, mais bien celle de l’âme, de l’attention, du regard véritable posé sur l’autre.

La solitude à deux, un mal invisible

On croit souvent que la solitude touche ceux qui sont seuls. Pourtant, c’est parfois au sein même du couple qu’elle se fait le plus cruelle. Se sentir invisible alors que l’on partage encore un toit, ne plus se sentir écouté ni attendu, peut peser bien plus lourd que d’être véritablement seul.

Elle évoque ces signes presque imperceptibles :

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