Malgré son âge, Jugnot n’a pas l’intention de raccrocher. « Il faudra qu’on m’arrête », plaisante-t-il. Comme beaucoup d’artistes, il confie vivre son métier comme une passion, ce qui rend l’idée de retraite difficile à concevoir. « Dans les métiers de passion, la retraite correspond à la retraite de Russie, à la débâcle », dit-il avec cette ironie qui le caractérise.
Il reconnaît néanmoins la légitimité des revendications autour de la réforme : « Je peux comprendre que quelqu’un qui fasse un métier difficile ait envie de s’arrêter ». Mais il avoue ne pas tout saisir du système actuel, notamment le calcul des trimestres ou le débat autour de l’âge légal.
Continuer à travailler… parfois par obligation
« Les persistants », comme il les appelle, sont ces retraités qui continuent de travailler. Certains par choix, d’autres par nécessité. « Souvent, c’est parce que les gens sont obligés », affirme-t-il. Une situation qu’il juge paradoxale, puisqu’au-delà d’un certain âge, les cotisations ne profitent plus à celui qui les verse, mais uniquement au système global. Une manière détournée de souligner le manque de reconnaissance pour les carrières longues.
Le regard des autres et les clichés sur les artistes
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