Aujourd’hui âgée de seize ans, Malicia n’a pas eu une enfance facile, elle qui a été placée en foyer dès l’âge de huit ans. Elle rêve de devenir architecte d’intérieur, et pourrait bien y parvenir tant elle est brillante à l’école. Devant les caméras, sa maturité impressionne et témoigne de son parcours chaotique ainsi que de la douleur d’avoir été séparée de ses parents très jeune. “Quand on est petit, on sait pas pourquoi on part, quand on revient, on sait pas où on va, quand est-ce qu’on pourra voir Papa et Maman ? On n’en sait rien, on est seul et c’est tout. C’est dur, mais on fait avec et après, on grandit. Ça nous ronge un peu des fois”, confie-t-elle. Malicia prépare son permis de conduire afin de pouvoir être pleinement autonome à sa majorité.
Sa petite sœur Phibie, ne vit pas les choses de la même façon. À seulement dix ans, elle est déjà suivie par une psychologue, auprès de laquelle elle peut extérioriser sa douleur. “J’ai envie de partir. Il y a des gens que j’aime bien, c’est comme chez nous, mais j’ai envie de rentrer, car j’aimerais me sentir vraiment chez moi”, explique-t-elle avec ses mots d’enfants. Une séquence a particulièrement touché les téléspectateurs : Phibie en pleurs après une visite chez sa mère, réconfortée par sa grande sœur.
Une mère au centre du reportage de Sept à Huit
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