Après avoir nié toute implication, Dahbia Benkired avait fini par avouer avoir tué et abusé de Lola, avant que ses déclarations ne varient à plusieurs reprises. La procureure de la République de Paris avait évoqué des propos “fluctuants”, oscillant “entre reconnaissance et contestation des faits”. Ses récits détaillés des sévices infligés à la victime révélaient un discours souvent incohérent, dénué d’empathie, et marqué par des éléments délirants sur les motivations du crime.

Durant les auditions, Dahbia Benkired avait tenu des propos glaçants : “Cela ne me fait ni chaud, ni froid”, ou encore : “Cela vous intéresse, la mort d’une petite ? Pas moi”. Elle avait expliqué avoir vu en Lola un “fantôme” ou un “diable”, affirmant lui avoir scotché la tête pour cette raison, après l’avoir tuée par asphyxie. Elle avait également invoqué une dispute avec la mère de la fillette et, à propos des actes sexuels, n’avait parlé que de “(son) plaisir”.