Puis la fatigue est arrivée. Pas une simple lassitude. Une vraie chute d’énergie. Lui, mon père sportif, dynamique, ne tenait plus une promenade. Il s’asseyait souvent. Il soufflait beaucoup. Nous nous inquiétons, bien sûr. Mais il refusait de s’alarmer. Il plaisantait. « Je vieillis, voilà tout. » Nous avons voulu le croire.

Peu après, son teint a changé. Sa peau prenait une nuance jaunâtre légère. Ses yeux aussi. Non, je n’utilise pas le mot médical pour cette situation. Ce signe signalait quelque chose de grave. Mais nous ne le savions pas encore. Il perdait aussi du poids sans régime. Son appétit diminuait. Puis un jour, il ne termina même pas son plat préféré. Là, nous avons compris. Quelque chose clochait profondément.

Nous avons insisté pour des examens. Les résultats sont tombés. Une masse au pancréas. Des médecins sérieux. Des mots durs. Une réalité brutale. Le temps jouait contre nous. L’équipe médicale a proposé un protocole. Notre papa restait fort, digne, combattif. Mais la maladie avançait plus vite que tout.

Cancer du pancréas : pourquoi reconnaître ces signaux tôt change la suite

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