Une étude publiée dans la revue Applied and Environmental Microbiology (ASM, 2015) apporte un éclairage scientifique sur la réalité des toilettes publiques. Les chercheurs ont observé, heure par heure, l’évolution des microbes sur les abattants, les sols et les distributeurs de savon après un nettoyage complet.
Résultat : en seulement 5 à 8 heures, les surfaces sont recolonisées. D’abord par des bactéries fécales issues des aérosols de chasse d’eau, puis par des bactéries de la peau et de l’extérieur. Ces communautés microbiennes restent ensuite stables pendant des semaines.
Plus inquiétant, les chercheurs ont trouvé des Staphylococcus encore viables plusieurs heures après l’exclusion des usagers, ainsi que des marqueurs liés au MRSA (staphylocoque doré résistant à la méthicilline) sur les sols.
Ces découvertes confirment une chose : la zone avant de l’abattant est particulièrement exposée aux éclaboussures et à la contamination.
Réduire cette surface, comme le permet le siège en U, devient donc une mesure logique pour limiter les risques et faciliter le nettoyage.
La vraie raison de cette forme étonnante (4/4)
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