Il précisait aussi que ce choix n’était ni une fuite ni un geste désespéré. Au contraire, il parlait d’un allègement, car la décision lui avait permis de renouer avec ses proches. Beaucoup l’avaient appelé, soutenu ou simplement écouté. Ces échanges lui avaient offert un apaisement inattendu.

Par ailleurs, Pierre profitait intensément de ses derniers jours. Il se promenait, observait la nature et se concentrait sur la beauté du printemps. Il insistait sur une idée simple : choisir sa date lui avait donné le temps de dire adieu.

Pourquoi Pierre a dû partir en Belgique pour obtenir l’euthanasie

La France n’autorise pas l’euthanasie, même dans les situations les plus douloureuses. Les patients peuvent seulement bénéficier d’une sédation profonde dans des conditions très précises. En Belgique, la loi encadre strictement ce geste depuis 2002. Le patient doit être majeur, conscient, souffrant d’une maladie incurable et capable d’exprimer une volonté claire.

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