Durant l’audience publique d’une cinquantaine de minutes, Nicolas Sarkozy est apparu en visioconférence, le visage fermé, offrant une image inédite d’un ancien président français derrière les barreaux. « La prison, c’est dur, c’est très dur… c’est un cauchemar », a-t-il confié, avant de rendre hommage au personnel pénitentiaire pour son « humanité exceptionnelle » qui aurait rendu cette épreuve « supportable ».
Âgé de 70 ans, l’ancien chef de l’État a réaffirmé sa volonté de « se battre pour que la vérité triomphe », rappelant qu’il avait fait appel de sa condamnation à cinq ans de prison, dont deux fermes, pour association de malfaiteurs. Dans la salle d’audience, son épouse Carla Bruni et deux de ses fils, Pierre et Jean, ont assisté à la séance, visiblement émus.
Des garanties de représentation « indéniables »
Lors de l’audience, l’avocat général Damien Brunet a reconnu que Nicolas Sarkozy présentait des garanties de représentation « indéniables », soulignant ses attaches familiales et ses intérêts bien connus en France. Il a donc appuyé la demande de remise en liberté sous contrôle judiciaire, avec interdiction de contact avec les témoins et co-prévenus. « Ces garanties sont rarement réunies à un tel niveau devant votre cour », a-t-il ajouté.
Une détention sans précédent en Europe
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