Alors que tout semble aller pour le mieux pour Grand Frais, on ne peut pas vraiment en dire autant pour Gifi. L’enseigne de décoration fait face à une concurrence très agressive de chaînes comme Action ou Maxibazar, qui proposent des prix extrêmement bas. De plus, les plateformes en ligne comme Temu attirent à elles de nombreux clients. Gifi avait déjà dû renégocier sa dette et obtenir un plan de soutien financier en début d’année. Philippe Ginestet a aussi dû se mettre en retrait et une nouvelle gouvernance a été mise en place.
Les représentants du personnel s’insurgent face à de telles décisions. La vente des magasins à Grand Frais serait le signe que la situation est très critique. “Quand on commence à vendre les bijoux de famille, c’est que ça ne va pas”, expliquait un délégué CFDT, interrogé par l’AFP. Le déficit de Gifi atteindrait le million d’euros par jour. Un chiffre inquiétant, dont les dirigeants espèrent qu’il sera compensé par les liquidités obtenues suite à la cession des points de vente. Mais sur le long terme, seule la capacité de l’enseigne à relancer son activité dans les mois à venir sera déterminante.
La réorganisation à marche forcée de Gifi
Suite à la page suivante
