Une femme politique sans filtre… parfois à ses dépens

Rachida Dati manie la langue de bois avec aisance, mais se distingue surtout par sa propension à égratigner ses interlocuteurs. Audrey Crespo-Mara en a fait les frais après une question jugée déplacée, tout comme Élise Lucet, sèchement rembarrée lors d’un échange tendu. Dati n’a jamais redouté l’affrontement : elle assume ses colères, ses prises de bec, et cultive cette image d’élue franche jusqu’à l’excès.

Mais cette spontanéité la rend aussi vulnérable à la moquerie. Elle est devenue involontairement célèbre pour deux lapsus à connotation s*x*u*lle, restés dans les mémoires collectives : « gode civil » au lieu de « code civil » et « fellation » au lieu d’« inflation ». Des bourdes reprises en boucle dans les zappings télé, renforçant malgré elle une notoriété médiatique mi-sérieuse, mi-burlesque.

Une proximité ambiguë avec Sarkozy

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