Pour elle, ces constats ne sont pas isolés ni anecdotiques. Ils s’ajoutent les uns aux autres et finissent par former un tableau plus large, celui d’une génération qui arrive à l’école avec des manques inattendus. Elle ne blâme pas les enfants, qu’elle décrit comme curieux et attachants, mais s’interroge sur la façon dont les liens familiaux et les temps d’échange ont évolué. Elle dit ressentir un décalage grandissant entre ce que les parents imaginent transmettre et ce que les enfants montrent réellement en classe. Sa prise de parole a suscité de nombreuses réactions. Certains internautes ont dit reconnaître les mêmes dérives dans leur propre entourage, d’autres ont été frappés par l’ampleur des exemples qu’elle rapporte. Beaucoup ont partagé leur étonnement face à cette situation, exprimant une forme d’inquiétude ou de lassitude à la lecture de son témoignage.

Dans les commentaires, on retrouve autant de constats désabusés que d’appels à rééquilibrer les choses : “L’abrutissement”, “On devrait réduire le temps d’écran et favoriser davantage les moments de qualité avec nos enfants”, “Voilà pourquoi je ne veux plus entendre dire qu’ils sont plus avancés et plus intelligents que nous. Savoir poster sur les réseaux sociaux, ça ne veut rien dire”, lit-on sous la vidéo. Ces réactions, parfois tranchées, traduisent une même idée : quelque chose se joue dans la transmission quotidienne, et l’école en perçoit les effets en premier.

Les enfants au cœur d’un équilibre à reconstruire

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