L’adage “On n’est jamais mort en politique” n’aura jamais aussi bien porté son nom. Plus de dix ans après avoir quitté l’Élysée, François Hollande a orchestré un retour inattendu sur la scène politique.

Derrière ce come-back, une conviction : empêcher la montée de l’extrême droite. Mais ce retour en grâce a aussi ravivé un vieux débat — celui de sa retraite dorée.

Le 7 juillet 2024, François Hollande signait l’un des retours les plus inattendus de la Ve République. Élu député de la 1ʳᵉ circonscription de la Corrèze sous la bannière du Nouveau Front Populaire (NFP), il a recueilli 43 % des voix. Douze ans après avoir quitté son siège pour la présidence de la République, il retrouvait les bancs de l’Assemblée nationale.

Son engagement, explique-t-il, n’est pas guidé par l’ambition personnelle, mais par “le devoir de servir à nouveau la gauche et la République”. Face à la dissolution décidée par Emmanuel Macron et à la poussée du Rassemblement national, il affirmait :

Suite à la page suivante