La dénonciation de l’accord franco-algérien de 1968 ravive les tensions politiques et révèle une majorité fragilisée face à une droite unie
Choc politique à l’Assemblée nationale. Pour la première fois, les députés du Rassemblement national ont réussi à faire valider l’une de leurs propositions. Ce moment inédit a eu lieu lors de leur journée de priorité parlementaire. À une voix près, l’hémicycle a basculé. La décision vise à dénoncer l’accord franco-algérien de 1968, accord qui régit les conditions de circulation, de séjour et d’emploi des ressortissants algériens en France. Le résultat a enclenché un brouhaha immédiat. Cris de joie du côté du RN.
Visages fermés sur les bancs de la gauche. Depuis des années, le parti de Marine Le Pen échouait à faire adopter ses textes. Cette fois, sa stratégie de construction de soutiens ciblés a fonctionné.
Le scrutin affiche 185 voix favorables et 184 oppositions. Les élus RN et ceux de l’UDR ont soutenu la proposition. Les députés LR et plusieurs membres d’Horizons se sont rangés derrière eux. Les groupes de gauche ont voté contre. La majorité présidentielle, de son côté, a majoritairement rejeté le texte. Trois élus du camp macroniste se sont abstenus, ce qui a renforcé l’impression de flottement dans leurs rangs.
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