Lorsque Frédéric décède, son père André et sa soeur Claire sont encore en vie, contrairement à ses deux frères, Paul et Didier, et à sa mère Madeleine. Selon la règle établie, dans ce cas de figure, son père André recueille un quart de son patrimoine, et on partage à parts égales les trois quarts restants entre les frères et soeurs vivants ou leurs représentants légaux. Résultat de l’opération : un quart des biens composant la succession de Frédéric est à répartir à égalité entre ses neveux Pierre et Sandrine (représentant leur père Paul décédé), un quart est attribué à sa soeur Claire (sa fille Marie n’a droit à rien) et un quart à sa nièce Caroline, représentant son père Didier.

Neveux et nièces : la règle de «représentation» peut les faire hériter de leur parent décédé

Logiquement, les neveux et nièces n’ont aucun droit sur la succession dès lors que leur mère ou leur père, censé hériter du défunt en tant que frère ou sœur, est toujours vivant. Mais si ce parent est lui-même décédé, rien ne s’oppose cette fois à ce que ces neveux ou nièces soient appelés à la succession, conformément à la règle dite de la “représentation”.

Ce n’est que justice, estime en effet la loi : pourquoi ces personnes, qui sont déjà victimes du deuil de leur parent, seraient-elles en plus privées de tout héritage venant de leur grand-parent ? Prenez ainsi l’exemple traité ci-dessus : Pierre, Sandrine et Caroline, neveu et nièces du défunt, vont bien percevoir la part de succession de leur parent disparu. Les deux premiers, frère et sœur, se la partageront à parts égales, tandis que la dernière, qui est fille unique, en recevra l’intégralité.