Tout commence comme une journée de corrida classique. Iván Fandiño, 36 ans, est en pleine saison taurine. Il est père de famille, originaire du Pays basque espagnol, et torero professionnel depuis plus d’une décennie.
Il est connu pour son audace, sa maîtrise, mais surtout pour sa propension à affronter des taureaux que d’autres matadors jugent “trop dangereux”.
Ce jour-là, aux côtés de deux autres toreros, il entre dans l’arène d’Aire-sur-l’Adour. La tension est palpable. Le soleil tape sur le sable chaud, les spectateurs attendent le frisson. Fandiño enchaîne les passes, avec précision et fierté. Puis tout bascule.
Alors qu’il exécute une série de passes appelées chicuelinas, sa cape s’emmêle sous ses pieds. Il trébuche. L’instant est fatal. Le taureau, nommé Provechito, ne perd pas une seconde : il se retourne, charge, et encorne Fandiño violemment dans le dos.
La corne pénètre profondément. Elle transperce les poumons, l’estomac. Il est projeté au sol, puis traîné. Les assistants accourent. Il est conscient, mais la douleur est insoutenable. Le public est sous le choc. Il faut faire vite.
Les derniers mots du torero qui font froid dans le dos
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