Alors qu’il est évacué précipitamment hors de l’arène, Iván Fandiño lutte pour respirer. Le sang jaillit, les minutes comptent.

Les témoins racontent que ses paroles sont claires, tranchantes comme une lame : « Dépêchez-vous, je suis en train de mourir. »

Selon un autre récit rapporté par son collègue Thomas Dufau, Fandiño aurait également murmuré : « Je sens que mon corps s’en va. »

Des mots lourds, empreints de lucidité et de désespoir, qui figent les visages autour de lui. Transporté en urgence vers l’hôpital Layné de Mont-de-Marsan, il subit deux arrêts cardiaques en route. Malgré les efforts des médecins, Iván Fandiño meurt à son arrivée.

Il avait 36 ans.

Une passion qui tue, et qui divise

La mort de Fandiño a provoqué une onde de choc dans le monde de la tauromachie. En Espagne, elle a donné lieu à une série d’hommages nationaux. Le roi Felipe VI l’a salué comme une « grande figure de la tauromachie« , et le Premier ministre de l’époque, Mariano Rajoy, a exprimé sa tristesse.

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