Depuis huit longues années, elle et sa fille Valérie mènent une lutte acharnée pour récupérer leur maison. En vain. La squatteuse s’est installée et les procédures s’enlisent. Malgré un titre d’expulsion obtenu le 19 février 2024, l’occupante n’a pas été contrainte de quitter les lieux. “On a obtenu un titre exécutoire de l’expulsion le 19 février 2024. La partie adverse a fait appel et a été déboutée ; puis a saisi le juge de l’exécution et a de nouveau été débutée”, rappelle l’avocate de la famille dans Capital.

Une décision de la préfecture de Haute-Corse qui interroge

Alors que l’expulsion devait avoir lieu le 17 juillet, la préfecture a finalement accordé un délai supplémentaire à l’occupante, sans justification publique. Contactée par Ici RCFM, ni la préfecture ni l’avocate de l’occupante n’ont répondu aux sollicitations.

En attendant, Isabelle et Valérie vivent une situation de détresse morale. “Je ne peux pas continuer à voir l’état de santé de ma mère dépérir”, confie Valérie à La Dépêche. Leur combat dépasse la question patrimoniale : il touche à leur histoire familiale, et à une forme d’abandon administratif.

“Elle a eu le culot d’appeler la police”

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