Parce que la SNCF offrait, selon ses mots, « de vraies perspectives d’évolution » et de nombreux avantages sociaux. Parmi ces avantages figure le plus recherché par beaucoup de salariés : un départ anticipé à la retraite. Grâce à ses 15 années de service, Evelyne a pu quitter son poste à 57 ans, bien avant l’âge légal fixé pour la majorité des Français.
Un départ facilité par le régime spécial des cheminots
Les cheminots ne cotisent pas à la Cnav, le régime général des salariés du privé, mais à une caisse spécifique : la CPRP-SNCF. Ce régime, qui s’apparente à celui de la fonction publique, permet des conditions de départ plus souples. Pour toucher une retraite à taux plein, Evelyne devait valider 167 trimestres, soit un peu plus de 41 ans et demi d’activité. Elle y est parvenue, non sans difficulté.
« Je n’en aurais pas fait un de plus », confie-t-elle. Les dernières années ont été marquées par une détérioration des conditions de travail, notamment à cause de l’augmentation des agressions verbales à bord des trains. Épuisée psychologiquement, elle n’a pas regretté une seconde sa décision de partir dès que cela a été possible.
Suite à la page suivante
