Son départ a également été accompagné d’une indemnité spécifique, versée aux salariés comptant plus de 25 ans dans l’entreprise. Celle-ci représentait un mois de salaire, soit environ 2 900 euros pour Evelyne.

Une pension confortable grâce au calcul des six derniers mois

À la fin de sa carrière, Evelyne touchait un salaire de 2 900 euros bruts mensuels, primes incluses. Sa pension de retraite, versée depuis 2019, s’élève à 2 150 euros bruts, soit environ 1 950 euros nets. Une somme qui peut surprendre si l’on compare au secteur privé, où les pensions sont souvent moins élevées à durée de carrière équivalente.

La différence s’explique par le mode de calcul. Alors que la retraite du privé repose sur la moyenne des 25 meilleures années, celle des agents SNCF est calculée sur la rémunération des six derniers mois, primes incluses. C’est ce qui permet à de nombreux cheminots de percevoir des montants plus confortables une fois à la retraite.

Ce système avantageux a toutefois été partiellement rogné par la réforme des retraites de 2023. Aujourd’hui, l’âge moyen de départ est de 59 ans et 7 mois à la SNCF, mais ce seuil devrait reculer progressivement.

Une situation qui fait débat à l’heure des réformes

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