Le matin, Keran se lève aux aurores pour chiner en brocante, arpenter les friperies et faire le tour des grosses braderies — dont celle de Lille, où les caméras l’ont suivi. Son credo : dénicher des marques, négocier fort et s’assurer une belle marge une fois la pièce re-lancée sur Vinted. Il stocke des centaines d’articles… au grenier de ses parents. Et là, c’est le jackpot, les ventes s’enchaînent, et le compte en banque suit. Problème : pour beaucoup, la méthode frise clairement l’indécence.
Dans une séquence devenue virale, Keran négocie le prix de cinq jeans et d’un manteau sur un stand tenu par une bénévole. Les pièces étaient vendues au profit d’une association — parrainage scolaire, aides alimentaires — et la jeune femme demande à Keran s’il peut faire un effort. Sa réponse ? « C’est un effort, à 5 euros pièce ! Ça va me faire beaucoup après », réplique-t-il, visiblement implacable.
« Il est né avant la honte » : les internautes explosent après la diffusion du reportage Sept à Huit
Il n’en fallait pas plus pour agacer les internautes. Sur X, la sauce prend très vite : « Non mais le gamin a carrément fait un magasin dans le grenier de ses parents », « Celui qui négocie les trucs caritatifs il est né avant la honte », « Honte de rien le gars… ». Ce qui choque, ce n’est pas seulement la négociation, mais l’idée que des vêtements donnés ou vendus pour une cause puissent finir, quelques jours plus tard, chez un revendeur qui les monnaye très largement.
Pour beaucoup d’internautes, cela dénature l’esprit de la seconde main : au lieu de prolonger la vie d’un vêtement et de favoriser l’accès à la mode à petit prix, la pratique devient une forme d’optimisation financière au détriment des plus vulnérables. Les commentaires publiés reprennent le mot « honteux » à chaque fois : « Il n’a honte de rien ! », « J’ai envie de le baffer », « La grosse arnaque ». Aïe.
Vinted détourné de son but premier : les internautes réclament plus de règles
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