Il faut dire que le business Vinted a bien changé. À l’origine, la plateforme permettait à chacun de vider son dressing et d’acheter des vêtements pas chers. Aujourd’hui, de nombreux jeunes (et moins jeunes) l’utilisent comme une vraie source de revenus, en rachetant en masse pour revendre plus cher. Ainsi, les prix montent, les associations sont court-circuitées, et l’idée de « mode accessible et solidaire » se transforme en business parfois très dur. Face à cette polémique, certains demandent plus de règles.
Par exemple, mieux encadrer les ventes caritatives pour éviter qu’elles ne tombent dans les mains de revendeurs, ou encore renforcer les contrôles sur Vinted pour identifier les profils « pros » qui se font passer pour de simples particuliers. D’autres voient aussi les choses autrement : certains jeunes, comme Keran, trouvent là une façon de gagner leur vie dans un contexte économique compliqué. Faut-il vraiment leur jeter la pierre ?
