Derrière la caméra, cependant, l’homme se révélait très différent du personnage qu’il incarnait. Rigoureux, exigeant, perfectionniste jusqu’à l’obsession, il contrôlait chaque détail de ses films. Rien ne lui échappait : mise en scène, cadrage, dialogues, tout devait correspondre à sa vision.

La maison abandonnée de Louis de Funès, là où il est mort, et sa valeur nette - YouTube

Certains réalisateurs témoignèrent de ses colères, mais aussi de son professionnalisme implacable. Cette rigueur s’étendait également à la gestion de ses affaires personnelles. Louis de Funès surveillait attentivement ses contrats, vérifiait les droits d’exploitation de ses œuvres, et refusait toute signature hâtive. Loin d’être un homme de mondanités, il fuyait les soirées parisiennes, préférant la quiétude de sa famille et de son château du Cellier, où il cultivait également une passion secrète pour l’horticulture et les roses.

En 1975, sa carrière connut un coup d’arrêt brutal. Victime de deux infarctus successifs, les médecins lui interdirent tout effort excessif. Malgré cela, il revint quelques années plus tard avec La Soupe aux choux (1981), qui connut un grand succès populaire. Mais son corps affaibli ne suivait plus le rythme effréné des tournages. Le 27 janvier 1983, alors qu’il subissait des examens de routine à l’hôpital de Nantes, une nouvelle crise cardiaque l’emporta. Sa femme Jeanne était à ses côtés. L’annonce de sa disparition bouleversa la France entière, mais donna lieu à un adieu d’une étonnante simplicité. Aucun hommage officiel, aucun discours présidentiel, seulement une messe intime et recueillie, en présence de ses proches.

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