Ses films figuraient parmi les plus gros succès du box-office, et beaucoup dépassaient la barre symbolique des dix millions d’entrées. À ce titre, il incarnait non seulement un comédien populaire, mais aussi un véritable pilier économique du septième art hexagonal. Pourtant, malgré ce triomphe incontestable, l’homme demeurait en retrait, presque méfiant vis-à-vis du monde du spectacle.
Issu d’une famille d’origine aristocratique espagnole, Louis Germain David de Funès de Galarza avait grandi dans un univers modeste, marqué par une éducation stricte. Élève discret et peu studieux, il s’orienta d’abord vers une école de commerce qu’il abandonna rapidement. C’est dans la musique qu’il trouva un premier refuge, jouant du piano dans les bars de Pigalle pour gagner sa vie.
Là, au milieu de l’indifférence générale, il affûta son sens de l’observation et ses dons pour la caricature. Ses mimiques, qui amusaient ses collègues et les clients, deviendraient plus tard sa marque de fabrique. Mais ce n’est qu’après de longues années de rôles secondaires, dans les années 1940 et 1950, qu’il parvint enfin à s’imposer sur le grand écran, notamment grâce à Pouic-Pouic en 1963, puis au premier Gendarme de Saint-Tropez en 1964. Dès lors, le succès fut fulgurant.
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