Ce qui bouleverse le plus, ce ne sont pas seulement les souvenirs de Louis, mais ses convictions actuelles. L’enfant a déclaré à son administratrice qu’il est “convaincu que son père a tué sa mère”. Une affirmation glaçante, qui révèle le traumatisme d’un enfant pris dans une tragédie familiale.
En 2022, une reconstitution judiciaire a confirmé qu’il était effectivement possible, depuis sa chambre, d’apercevoir la scène qu’il décrit. Ce constat donne plus de poids à son témoignage.
Au-delà de ce qu’il a vu, Louis cherche aussi à se protéger psychologiquement. À la rentrée, il a exprimé le désir de ne plus porter le nom “Jubillar”, qu’il juge trop lourd à supporter dans sa vie quotidienne et scolaire. Il a aussi demandé un lieu pour se recueillir, car l’absence de corps rend le deuil impossible.
Entre émotion et controverse au tribunal (4/6)
Suite à la page suivante
