La rémunération du Premier ministre est strictement encadrée par le décret n°2012-938, signé sous la présidence de François Hollande, qui avait alors décidé de réduire de 30% les salaires du président de la République et des membres du gouvernement. Comme l’ensemble de l’exécutif, le Premier ministre est rémunéré sur la base du système de la fonction publique d’Etat, avec un traitement indexé sur le fameux «point d’indice».
En 2025, le traitement brut mensuel du Premier ministre s’élève à 16 039 euros, répartis en trois composantes : un traitement de base de 12 457 euros, une indemnité de résidence de 374 euros, et une indemnité de fonction fixée à 3 208 euros. Cette rémunération correspond au double de la moyenne entre les plus bas et les plus hauts traitements des fonctionnaires de l’Etat classés «hors échelle», conformément au décret n°85-1148 du 24 octobre 1985. A cette somme s’ajoutent des avantages liés à la fonction, comme la résidence officielle à l’Hôtel de Matignon, des moyens de transport et de sécurité, mais ceux-ci ne sont pas comptabilisés dans le traitement brut mensuel.
Les ministres bénéficient d’une dotation annuelle de frais de représentation, fixée à 150 000 euros pour les ministres de plein exercice. Ce montant, confirmé par le gouvernement dans une réponse à l’Assemblée nationale en mars 2020, vise à couvrir les dépenses directement liées à l’exercice de leurs fonctions : réceptions officielles, repas de travail, cadeaux protocolaires ou encore achats de fleurs. Gérés sous la responsabilité du ministre, ces fonds doivent respecter les règles budgétaires de l’Etat et font l’objet d’un contrôle par le comptable ministériel, bien que leur utilisation détaillée ne fasse pas l’objet d’une publication systématique.
Quelques avantages supplémentaires accordés au Premier ministre
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