Il n’y a pas photo. Si les citoyens avaient élu leurs députés à l’Assemblée nationale le 9 juin dernier, alors une écrasante majorité de circonscriptions auraient été représentées par des membres du Rassemblement national. La liste «La France revient», menée par Jordan Bardella et Marine Le Pen aux européennes, aurait ainsi raflé 457 sièges sur les 577 à pourvoir dans l’hémicycle du Palais Bourbon. De quoi obtenir aisément la majorité absolue – qui est acquise avec au moins 289 sièges – et peser lourd dans la gouvernance du pays.

En Ile-de-France, les autres listes ont toutefois bien résisté face au RN lors des européennes. Les socialistes menés par Raphaël Glucksmann auraient notamment remporté tous les sièges des circonscriptions parisiennes. Et ce, avec près de 23% des suffrages exprimés. En petite couronne, les circonscriptions de Seine-Saint-Denis auraient, sans surprise, toutes été remportées par la liste de La France Insoumise (LFI) menée par Manon Aubry, tout comme la plupart des circonscriptions du Val-de-Marne. Les Hauts-de-Seine auraient quant à eux majoritairement été raflés par la liste du camp présidentiel, menée par Valérie Heyer.

Plus on s’éloigne de la capitale et de sa proche banlieue en revanche, plus les électeurs ont voté en faveur du Rassemblement national. A l’exception des Yvelines, la majorité des circonscriptions du Val-d’Oise, de l’Essonne, et toute la Seine-et-Marne auraient été gagnées par la liste de Jordan Bardella et de Marine Le Pen.

Le Nouveau Front populaire peut-il vraiment changer la donne ?

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