Soit. Mais qu’aurait donné le scrutin des européennes si les partis de gauche s’étaient déjà alliés sous l’étiquette du Nouveau Front populaire ? Capital a projeté les résultats par circonscription en rassemblant les suffrages obtenus par les différentes listes constitutives de cette nouvelle union de la gauche. Et si le RN aurait tout de même été vainqueur, le raz-de-marée serait moins net… Même si le parti d’extrême droite aurait quand même obtenu la majorité absolue avec 311 sièges s’il avait été question d’élire les députés de l’Assemblée nationale.

Le Pays basque et une large majorité de la Bretagne auraient par exemple voté en faveur du Nouveau Front populaire avec environ 30% des suffrages. Voire bien plus par endroits : la coalition de gauche aurait raflé 41,45% des suffrages exprimés dans la 3e circonscription d’Ille-et-Vilaine, où le RN est finalement arrivé en tête avec 21,73% des voix. Même schéma dans la 2e circonscription de Haute-Garonne, gagnée par le RN avec 21,04% des suffrages exprimés le 9 juin. Si les listes portées par les différents partis de gauche avaient fait bloc ensemble sous l’étiquette du Nouveau Front populaire, alors la coalition aurait raflé 43,83% des votes.

En Ile-de-France, les partis de gauche auraient d’autant plus confirmé leur avance sur le RN s’ils s’étaient déjà unis sous l’étiquette du Nouveau Front populaire aux européennes. Toutes les circonscriptions de Paris et de la petite couronne auraient en effet été gagnées par les candidats de la coalition de gauche… Avec des scores dépassant les 50% des suffrages exprimés dans la capitale.

Les circonscriptions qui plébiscitent le plus le RN

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