Une consultation publique sur la suppression du changement d’heure
Dès 2018, l’Union européenne s’emparait de cette question en lançant une grande consultation publique. 84% des 4,6 millions de personnes ayant répondu étaient favorables à la fin du changement d’heure saisonnier. Au lendemain de cette consultation, la Commission européenne présentait un projet de directive pour sa suppression à compter de 2021. Chaque État membre devait choisir de rester en heure d’hiver ou d’été.
Une question en suspens depuis la crise sanitaire
Entre-temps, la crise sanitaire du Covid-19 s’est invitée, ajournant cette question au profit des enjeux sanitaires. Si la mesure devait être de nouveau portée à l’ordre du jour, une question subsiste : les pays concernés choisiront-ils de conserver l’heure d’été ou bien l’heure d’hiver ?
Quelles conséquences aurait la fin du changement d’heure ?
La fin du changement d’heure, telle que proposée par la Commission européenne, consisterait à supprimer les règles actuelles qui imposent un passage à l’heure d’été en mars, puis un retour à l’heure d’hiver en octobre. Chaque pays de l’Union européenne pourrait alors choisir librement s’il souhaite adopter de manière permanente l’heure d’été ou l’heure d’hiver. Aujourd’hui, les États membres sont répartis sur trois fuseaux horaires différents : l’heure UTC (celle de Londres), l’heure UTC+1 (celle de Paris, Berlin ou Madrid), et l’heure UTC+2 (celle d’Athènes ou d’Helsinki). Cette diversité complique la coordination à l’échelle européenne.
Source: Capital
