Concernant l’objectif de déficit, la ministre a précisé : «Je ferai des propositions de telle sorte que le déficit à la fin de l’année 2025 n’excède pas significativement les 5%», soit un objectif légèrement plus souple que celui du précédent gouvernement, qui visait 5% après un déficit attendu à 6,1% en 2024. Toutefois, selon certaines sources, le gouvernement table plutôt sur un déficit de 5,4% pour cette année. Amélie de Montchalin a aussi rejeté l’idée de «mesures d’économie totem», expliquant être «opposée aux mesures aveugles, au rabot». Elle a évoqué le recours aux «travaux parlementaires» et aux recommandations d’«institutions indépendantes comme la Cour des comptes» pour identifier des pistes d’économies.

Sur le plan fiscal, la ministre a exprimé sa volonté de «garder la contribution supplémentaire sur les grandes entreprises ainsi que la taxe sur les rachats d’action», tout en maintenant «la taxe sur les billets d’avion». Elle a cependant exclu toute hausse de la TVA : «Pas de nouveaux impôts ni de hausses d’impôts qui pénaliseraient le pouvoir d’achat de la classe moyenne. La TVA n’est donc pas une option envisagée». Interrogée sur les efforts demandés aux collectivités locales, Amélie de Montchalin a qualifié d’ «accord courageux» la décision de réaliser environ deux milliards d’euros d’économies supplémentaires.

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